Lettre à Mafalda

Cher compagne de mes jeunes années, des années de rêves et d’espoirs d’un monde meilleur:


Comme je comprends ta tristesse! Ton père s’en est allé vers le monde des immortels, tu es triste, l’Argentine le pleure, l’Amérique latine est en deuil et le monde le vénère, car des êtres comme Quino changent le monde. Ils sont comme ces graines qui poussent encore et encore.

Combien de fois t’a-t-il envoyée nous tirer les oreilles pour que nous n’entendions pas les chants des sirènes, pour que nous ne soyons pas aveuglés par les Manolitos qui nous prometaient des triomphes faciles avec des dollars tout-puissants! Combien de fois tu nous as montré la vie difficile de ta petite voisine, Liberdad!


Maintenant tu es apparemment seule à suivre ton chemin, qui est le nôtre, celui de tous les êtres de bonne volonté qui peuplent encore le monde et pour lesquels ton père t’a donné la vie.
Mais je dis apparemment parce que non, tu n’es pas seule. Nous sommes nombreux à avoir perdu des êtres chers dans ce combat au cours duquel ton père a levé le crayon comme une bannière.

Beaucoup d’entre nous ont grandi et ont appris à marcher seuls. Beaucoup pour qui il n’est pas nécessaire d’arrêter le monde, parce que nous n’allons pas descendre, parce que nous avons compris que dans ce monde capitaliste infâme, il n’y a pas d’autre moyen d’amasser une grande fortune que de faire de la farine avec les autres. Nous allons rester dans ce monde malade et nous allons veiller sur lui près de son lit, en lui chantant parfois avec tendresse mais toujours avec une conviction irrévocable « Guéris guéris, queue de grenouille, si tu ne guéris pas aujourd’hui tu guériras demain. » Mais il va guérir, oui, chère Mafalda, aie confiance, nous sommes nombreux … nombreux … incalculables car nous augmentons chaque jour … Le monde va changer.

Carta a Mafalda

Querida compañera de mis años jóvenes, de los años de sueños y de esperanzas en un mundo mejor :

¡Cómo comprendo tu tristeza ! Tu padre ha partido al mundo de los inmortales, tú estás triste, Argentina lo llora, América Latina está de duelo, y el mundo lo venera, porque los seres como Quino cambian el mundo. Son como esas semillas que brotan una y otra vez.

¡Cuántas veces te envió a tirarnos de las orejas para que no escucháramos los cantos de sirenas, para que no nos dejáramos enceguecer por los Manolitos que nos prometían los triunfos fáciles con dólares todopoderosos ! ¡Cuántas veces nos mostraste la vida difícil de tu pequeña vecinita, Liberdad !

Ahora estás sola aparentemente para seguir tu camino, que es el nuestro, el de todos los seres de buena voluntad que aún pueblan el mundo y para quienes tu padre te dio vida.

Pero digo aparentemente porque no, no estás sola. Somos muchos que perdimos seres queridos en esta lucha en la que tu padre levantó el lápiz como estandarte. Muchos que ya somos grandes y aprendimos a caminar solos. Muchos para los que no hace falta que paren el mundo, porque no nos vamos a bajar, porque comprendimos que en este mundo capitalista infame no hay otra manera para amasar una gran fortuna que hacer harina con los demás. Nos vamos a quedar en este mundo enfermo y lo vamos a velar junto a su lecho cantándole a veces con ternura pero siempre con irrevocable conviccion »Sana sana, colita de rana, si no sana hoy sanarà mañana ». Pero sanará, si, Mafalda querida, ten confianza, somos muchos…muchísimos…incalculables porque aumentamos todos los días… El mundo cambiará.

Lettera a Mafalda

Cara compagna della mia giovinezza, degli anni dei sogni e delle speranze di un mondo migliore:


Come capisco la tua tristezza! Tuo padre è andato nel mondo degli immortali, tu sei triste, l’Argentina lo piange, l’America Latina è in lutto e il mondo lo venera, perché esseri come Quino cambiano il mondo. Sono come quei semi che germogliano ancora e ancora.

Quante volte ti ha mandato a tirarci le orecchie per non sentire i canti delle sirene, per non essere accecati dal Manolito che ci ha promesso facili trionfi con onnipotenti dollari! Quante volte ci hai mostrato la vita difficile del tua piccola vicina, Liberdad!


Adesso sei apparentemente sola a seguire la tua strada, che è la nostra, quella di tutti gli esseri di buona volontà che ancora popolano il mondo e per i quali tuo padre ti ha dato la vita.
Ma a quanto pare dico perché no, non sei sola. Siamo tanti che hanno perso i propri cari in questa lotta in cui tuo padre ha alzato la matita come vessillo. Molti di noi sono cresciuti e hanno imparato a camminare da soli. Molti per i quali non è necessario fermare il mondo, perché non ce ne andremo, perché abbiamo capito che in questo famigerato mondo capitalista non c’è altro modo per accumulare una grande fortuna che far farina con gli altri. Resteremo in questo mondo malato e vegliamo su di lui accanto al suo letto, cantandogli a volte con tenerezza ma sempre con irrevocabile convinzione « Guarisci guarisce, coda di rana, se non guarisce oggi guarirà domani ». Ma guarirà, , sì, cara Mafalda, abbi fiducia, siamo tanti … tanti … incalcolabili perché aumentiamo ogni giorno … Il mondo cambierà.

Salon Art Résilience …suite dans la presse

Ci dessous un extrait d’article paru dans la Dépêche du Midi présentant les lauréats du concours Art Résilience 2020.

Les lauréats du 6e salon international Art Résilience de Saint-Frajou

  • Le prix du public a été attribué à l’artiste italo-française d’origine vénitienne, Béatrice Rodaro Vico résidant en Saône et Loire, pour sa sculpture « La solitude ». DDM

Foires et SalonsSaint-FrajouHaute-GaronnePublié le 30/09/2020 à 08:41 , mis à jour à 10:58

Le salon international Art Résilience qui se tient chaque année au musée de peinture de Saint-Frajou, a été organisé en ligne pour sa 6e édition en 2020, en raison de l’épidémie. « Il a rejoint ainsi les grands déplacements terrestres vers ces nouveaux moyens de communication et de travail qui permettent de maintenir des activités malgré la situation actuelle » souligne Ksenia Milicevic du musée de peinture.

Les artistes ont répondu à l’appel en grand nombre et 68 artistes de 31 pays ont été sélectionnés et sont présentés sur le site d’Art Résilience.

Le Salon est divisé en quatre sections : peinture, graphisme, sculpture et photographie. Le 1er prix a été attribué à Natalya Zhadenova (Russie) pour sa peinture d’une exécution remarquable, pour la finesse et la subtilité de l’expression et l’évocation du sens qui peut être lue de multiples façons. Le 2e prix a été décerné à Alain Schrotter (France) pour l’excellence de la composition et l’emploi de la couleur, ainsi que pour la qualité de l’atmosphère qui s’en dégage. Le prix de peinture a été remis à Cheryl Eggleston (USA), une peinture magnifiquement organisée évoquant un monde déshumanisé, mais sobrement, sans aucun pathétisme. Quant au prix du graphisme, il revient à Nicolas Blanquet (France). Une expression mêlant la force et la douceur qui entraîne le spectateur dans son sillon en lui demandant sa participation, car les sensations peuvent être multiples. Prix de sculpture pour Suzanne Johnson (USA) pour sa sculpture d’un grand professionnalisme capable de s’en tenir à la stricte réalité toute en ajoutant une note de créativité. Andrea Ratto (Espagne) a reçu le prix de la photographie : sa photo prise dans une seconde de vie des hommes tout en parlant du temps qui les a façonnés. Sur le site du Salon et sur les réseaux sociaux, le public a été invité à voter pour son artiste préféré indépendamment de la discipline. Les votes, du monde entier, ont été très nombreux. Finalement l’œuvre gagnante s’est dégagée : la sculpture « La solitude » de l’artiste italo-française d’origine vénitienne, Béatrice Rodaro Vico résidant en Saône-et-Loire.

En attendant le 7e salon Art Résilience qui aura lieu en 2021, ces œuvres sont visibles en ligne sur le site du musée www.musee-saint-frajou.comLa Dépêche du midi

Centre argentin d’art textile Appel pour des masques intervenus. Résidents à l’étranger.

Le Centre Argentin d’Art Textile, dans le cadre de l’Isolement social, préventif et obligatoire, convoque des artistes de toutes disciplines, résidents dans le pays ou à l’étranger, pour présenter un MASQUE INTERVENU, selon les considérations suivantes:

Exigences: Les artistes présenteront un masque retravaillé. Le thème est libre et dans l’intervention sur le masque toutes les techniques et matériaux seront acceptés.

Forme de présentation:


. La réception du matériel se fera exclusivement à travers des images qui seront envoyées par email à info@caat.org.ar en référence au sujet « Masques intervenus » contenant une image de l’artiste ou de celui qu’il considère, avec le masque. Le format d’image sera en JPG avec une qualité de 300 DPI, fond neutre et sans éléments qui en dérangent l’appréciation, dont la taille photographique n’est pas inférieure à 15 x 21 cm. La qualité de l’image numérique est d’une importance fondamentale pour l’assemblage d’un collage ultérieur. L’envoi par mail doit contenir les données de l’auteur (nom et prénom) et de l’œuvre (titre et technique). Un bref rapport conceptuel pourrait être envoyé.

. L’envoi de l’image à info@caat.org.ar, dans les termes prévus au paragraphe précédent, aura pour conséquence l’acceptation des termes et conditions du présent règlement. Une telle acceptation importera la manifestation de l’artiste, avec le caractère de déclaration sous serment, que l’œuvre est de sa création et propriété; Il transfère également tous ses droits de reproduction à des fins de diffusion culturelle, dans n’importe quel format.

Date limite de réception des documents jusqu’au 30 juin 2020

Objectifs: Dans la phase d’Isolement social, préventif et obligatoire, les images seront partagées sur les réseaux sociaux du Centre du Centre Argentin d’Art textile et une fois la quarantaine terminée, notre deuxième objectif dans cet appel est de mettre en place un collage que nous imprimerons et assemblerons à l’Institut National de Microbiologie du Dr Malbrán, l’Hôpital de Infectieux Francisco J. Muñiz et le Système de Soins Médicaux d’Urgence (SAME)
Inauguration: Elle sera virtuelle et annoncée à l’avance sur nos réseaux sociaux. Cela se fera à travers un catalogue qui inclura les images reçues.

Ci dessous, le règlement en espagnol et en anglais:

Note de dernière minute:

Suite à des problèmes d’informatique si le mail utilisé pour l’appel au concours ne fonctionnait pas, vous pouvez utiliser une adresse alternative, que voici:

prensacaat@gmail.com

Bonjour tout le monde !

Après différents déboires techniques (base de donnée en berne) concernant le site web que vous consultez en ce moment…cet espace qui présente le travail de Béatrice Rodaro-Vico est à nouveau disponible en ligne.

Au fur et à mesure nous remettrons toutes les sections en place (peintures, art-textile, céramique, exposition), tout ce qui fait le parcours de Béatrice en plus de quarante ans.